26 juin 2012
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Comme chacun sait le JDD est quasiment la Pravda-Dimanche du PS. Pour ceux qui l’ignoreraient, il est, avec Paris-Match – ça y est on a le lien – propriété
de l’amant de Jade, le très gauchiste Arnaud Lagardère !
Un doute m’habite, cependant, n’est-ce pas ce jeune homme dont Sarkozy disait qu’il était, plus qu’un ami,
un frère !
Mais venons-en au fait. Sollers, cet immense écrivain, commettait une rubrique dans ce
Journal du Dimanche, depuis 13 ans (mauvais chiffre, on va le voir). Dimanche dernier – dernier pour lui itou – il a écrit : "Ce n’est plus la politique qui fait la loi, mais le tweet
inattendu, énorme, transgressif. A quoi pensait le Président en accrochant des décorations sur les cercueils des soldats français morts en Afghanistan? Au tweet. Ce n’est plus du vaudeville, mais
du Shakespeare. Une seule solution pour sortir de ce cauchemar: une nouvelle prétendante au rôle de première dame de France, un mariage à tout casser, et, vite, un bébé. Espérons que cette
nouvelle aventurière nous préviendra par un tweet." On admirera la réactivité de notre grande plume et la subtilité malicieuse de son propos. Sa délicatesse aussi avec ces
« soldats français morts ». Et toute l’élégance qu’il convient, dans cette comparaison entre les matrimoniaux épisodes de la vie du Président précédent et la suggestion faite
au suivant de faire de Valérie sa Cécilia et de se dégotter une Carlita pour l’engrosser.
Pas de quoi, cependant,
fouetter une chatte. Mais, notre grand écrivain d’accuser quasiment non pas la main de Moscou, mais celle de l’Elysée de son éjection du JDD. Est-ce la main de la dame ? « Allo,
Arnaud, excuse-moi de te déranger en pleine action avec ta grande Belge, mais tu as vu ce que ton Sollers a écrit dans ton JDD ? Vas-tu laisser ta meilleure employée de Paris-Match se
faire insulter par ce plumitif ? » aurait téléphoné Mme Trierweiler à son patron ?
Il est vrai que c’était sur « Le petit journal » de canal +. Il pourra toujours plaider la dérision, pour éviter le
ridicule.
J.-F. Launay
-
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humeur