Petite plongée à Luçon,
l'évêché crotté du Bas-Poitou, comme le qualifiait son plus célèbre évêque.
Ce Bas-Poitou avait pour capitale Fontenay-le-Comte, qui deviendra à la Révolution Fontenay-le-Peuple. Seule circonscription de la Vendée à envoyer un député de gauche en 1981 et en 1986. Le canton de Luçon a longtemps eu un conseiller général de gauche et la ville même fut longtemps dirigée par un radical socialiste, modèle Crépeau (La Rochelle est très proche).
Mais en 1995, un parachuté villièriste, idéologue cachant à peine son sectarisme et sa haine de la gauche, l'emporta sur une gauche un peu à bout de souffle. Le MPF, pour cause de cumul de mandat, a laissé la place à un UMP qui ne lui cède en rien en sectarisme. En 13 ans cette majorité UMPF a eu droit à deux rapports gratinés de la chambre régionale des comptes. Le 2e vient d'être présenté au conseil municipal.
Monsieur le Maire,
Assistant pour la première fois à un conseil municipal à Luçon, je ne parlerai pas du sort fait au public, et, tenant compte de l'état dans lequel vous avez mis les finances de la ville, je me garderai bien de suggérer quoique ce soit pour assurer un accueil décent des citoyen(ne)s de la commune. Je n'ironiserai pas non plus sur la lecture enregistrée de la réponse, d'une voix susurrante, sur un ton mielleux, accompagnée de diapositives sans intérêt et qui prouve une fois de plus que le ridicule ne tue pas. Je ne dirai rien, non plus, sur le rappel préventif à un règlement intérieur dit, lui, sur un ton d'adjudant de quartier.
Je ne mentionnerai que pour mémoire les interventions de vos colistiers : la bêtise des uns le disputait à la hargne des autres. Une mention cependant au 1er adjoint qui affirmait que Luçon avait fait un bond en avant, outre que l'on ne s'attendait guère dans la bouche de votre compagnon UMP à cette affirmation quasi maoïste (« le grand bond en avant »), cela faisait irrésistiblement penser à la fameuse phrase, prêtée à Aït Ahmed : « Nous étions au bord du gouffre, mais nous avons fait un grand bond en avant ».
Je m'étendrai, en revanche, sur votre réponse, parfaite synthèse des prises de parole de vos amis, puisqu'elle unissait la hargne à la bêtise.
« Plus c'est gros,
mieux ça passe » telle doit être votre devise.
Vieille ficelle d'abord, jouer les victimes outragées. Rebondir sur une question de forme, pour ne pas répondre sur le fond. Accuser le représentant de l'opposition de mensonge, en commençant d'abord par un mensonge. En effet, agitant le rapport, vous avez prétendu ne l'avoir reçu que le 24 juillet, alors qu'il avait été envoyé le 18 juin 2008. Mais il aura fallu plus d'un mois à votre "nègre" pour rédiger une réponse et la Chambre régionale des comptes, l'ayant enregistrée le 22 juillet, vous a presque immédiatement retourné rapport et réponse à mettre à l'ordre du jour du prochain Conseil Municipal. Le hasard faisant bien les choses, il y en avait un programmé le 08/08/08 avec un menu pratiquement vide : des créations de postes qui auraient pu se faire dès juillet, puisque l'échéance des CDD était connue, de même d'ailleurs que des augmentations de tarifs. A qui, voudrez-vous faire croire que cette date totalement incongrue s'imposait pour de telles décisions ?
Je ne parlerai pas de l'attaque ad hominem à laquelle vous vous êtes livré, appuyée par quelques excités de votre camp, si ce n'est qu'elle dénote le mépris, pour ne pas dire la haine, à l'encontre de l'opposition municipale.
Après avoir agité le rapport, vous avez agité une feuille de papier censée être l'avant-avant-dernier rapport de la cour des comptes, celui de 1995 ! Aviez-vous oublié que vous aviez été partie prenante d'une précédente municipalité de 1995 à 2001, puis que vous avez fait Maire de 2001 à 2007 et qu'entre temps, il y avait eu un autre rapport de la cour des comptes pointant une insincérité des comptes (entre autres plaisanteries une inscription de subvention que le Maire de l'époque et son équipe - en l'occurrence on serait tenté d'écrire ses complices - savaient avoir été refusée). Si le sous-préfet avait fait son boulot, la ville eût du être mise en tutelle (mais, est-ce par distraction qu'il a fermé les yeux ?).
Mais revenons, puisque vous y tenez, à ce rapport d'il ya treize (13) ans. Vous avez lancé quelques chiffres, mais à l'époque en francs. Bien sûr, comme cela 9641 F de dette par habitant, ça fait lourd. Sauf que, les 1470 € que ça aurait représentés, même accrus de l'inflation des 13 dernières années, paraissent bien modestes par rapport aux 1907 € que vous atteignez ! Sur l'encours de la dette qui culminait à presque 78 MF, on est loin des 18,386 M€ de 2007, soit plus de 120 MF !
Sans vergogne, vous avez affirmé, ne craignant pas d'insulter la mémoire de M. de Mouzon, que ces lointains prédécesseurs n'avaient pas investi. Affirmation mensongère, puisque si vous ne vous étiez pas contenté de jeter quelques chiffres sur une feuille, vous auriez pu lire, dès la sixième ligne « la ville de Luçon a beaucoup investi ».
Le candidat de la liste APLE, quand il évoquait M. de Mouzon, ce grand maire de Luçon, se référait à son sens du dialogue, à son respect des adversaires, en bref à son comportement de parfait démocrate, De ce point de vue, vous en êtes le parfait négatif.
Vous vous êtes dit « fier d'être Luçonnais ». Il n'est pas sûr que les Luçonnais soient fiers d'un Maire qui les a cyniquement dupés en prétendant début 2008 : « les finances sont saines ».
Carte postale ancienne non datée
Image tirée du site d'Agir pour Luçon
ensemble (APLE)
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Eh oui ! je vois
sur vos visages s'afficher comme l'ombre d'une interrogation : d'où il nous sort ce Lemétayer ? Certes, peu connaissent le modeste éleveur de Vignoc (Ille et Vilaine), mais certains ont
peut-être entendu parler du président de la FNSEA qui a succédé au chiraco-villièriste Guyau.
Ah ! ces amoureux de
nos traditions que sont les cochonnericulteurs bretons qui parfument leurs terroirs des épandages de leurs lisiers. Lisiers qui vont donner un peu de fumet et de nitrates associés à la nappe
phréatique et aux cours d'eaux et transformer les flots marins du rivage en une soupe épaisse d'algues noirâtres. A propos de cochonnericulture, un lointain souvenir : la peste porcine ayant
frappé les éleveurs catalans et néerlandais, entraînant des abattages massifs, nos propres éleveurs avaient connu, si l'on peut dire, une période de vaches grasses, en dépassant allégrement
le nombre de bestioles autorisées par élevage hors sol. Mais tout à une fin : catalans et néerlandais ayant reconstitué leur cheptel, le cours de la viande de cochonnerie s'est écroulé. Bien
sûr, on vit nos cochonnericulteurs, qui s'étaient remplis les poches avec des cours très élevés pendant la peste, crier violemment misère et réclamer les aides de l'état !
Avec l'arrogance qui le
caractérise, notre éleveur de Vignoc, avant son couplet final cynique, a distribué les mauvais points. « On a vu Pascal Lamy, directeur de l'OMC, décider d'en convoquer les membres avec
la volonté d'aboutir à un accord (quel culot : n'eût-il pas dû ne convoquer personne pour être sûr de l'échec ? à ce point de sonnerie les bras en tombent)... il voulait le
succès de son initiative et la preuve de faire un coup politique pour lui-même (la phraséologie agrarienne est complexe : que vient faire ce la preuve
de ?) Mal lui en a pris.» « Mandelson, de son côté, s'est trouvé dans la position de l'idéologue, ne voyant dans un accord que l'aboutissement des bienfaits du
libéralisme. Mal lui en a pris. » Suit évidemment un grand coup de lèche à notre
Est-ce que vous
croyez que j'ai une tête à être copine avec Bernard Tapie ?
Soyons sûr, cependant,
que le Nanard, ne va pas se vexer pour autant. Car, ça y est, grâce à la pimbêche, il a décroché le pactole inespéré. D'un ton pincé, elle a essayé de nous faire accroire que c'était,
évidemment, de son plein gré, qu'elle avait abandonné une procédure judiciaire, certes longue, mais où la cour de cassation avait laissé augurer une issue positive pour le CDR (c'est à dire pour
le contribuable), au profit d'une procédure arbitrale, écrite d'avance, en faveur de l'illusionniste. Non, jamais,
Souvenez-vous, 2007. D'accord,
c'est loin.
C'était sans compter sur l'ineffable
Jack Lang. L'ex-professeur de droit international se pique d'être un spécialiste de droit constitutionnel. Sans autre mandat que sa propre décision, il a donc siégé dans une commission Balladur,
chargée de faire des propositions de révisions constitutionnelles. Bien que les propositions, déjà insuffisantes, de cette commission ont été encore rognées par la majorité sarkozyenne, se
considérant (avec cette touchante modestie qui le caractérise) comme co-auteur du projet, il a donc voté OUI à une révision de la constitution qui ne passe que d'une voix. (La comparaison avec
l'amendement Wallon qui instaure la 3e République à une voix également est totalement indécent, vu le contenu de ce texte).
vec notre
Bizarre, bizarre :
Cannes est déjà loin, la palme d'or d' «
Après avoir noté dans son œuvre
une fascination pour les dispositifs totalitaires, noté aussi que tel Pialat, « François Bégaudeau a aussi dressé un poing rageur, mais plutôt à la manière d'un hooligan victorieux
un soir de Ligue des Champions. » Mme Lancelin conclut : « Et puis il s'est tenu en retrait, ostensiblement* dissimulé par plusieurs rangées de jeunes élèves métissés. Un
double jeu* qui ressemble bien au nouveau premier de la classe. »
Ce matin (11/06/08), aux infos de France-Inter, il est question d’inondations, je ne sais plus où, suite à un violent orage. Un brave homme nous apprend qu’il y
a deux mètres d’eau dans sa cave.
S’agissant de l’enseignement public, le même effet distance (et la totale ignorance des
réalités guyanaises) joue. Il est vrai que, si en métropole Darcos peut arguer de baisses d’effectifs pour justifier(?) sa saignée drastique de postes, l’argument est balayé par les
faits dans ce DOM américain où on estime à 3000 le nombre de jeunes relevant de l’enseignement obligatoire, non scolarisés. Le fameux fleuve Maroni en crue, bien qu’il soit d’une largeur qui
ferait passer la Seine pour un aimable ruisseau, n’empêche pas les pirogues du Surinam de passer d’une rive à l’autre et c’est la même chose, à l’opposé, côté Brésil avec l’Oyapock. L’immigration
est donc, proportionnellement, massive. Et de nombreux enfants n’ont pas le Français comme langue maternelle. D’où la nécessité de mettre en place des actions pédagogiques
spécifiques.

Pour être plombier il faut au moins un CAP (Certificat d’Aptitude Professionnelle) et s’être quelque peu coltiné les robinets et les tuyaux, les tinettes et les lavabos.
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